vendredi 11 avril 2008

Les villes que j'aime

Alexandrie, la grande cité de Méditerranée. Une ville, une idée, un rêve. Le rêve d'un homme qui lui a donné son nom. Le rêve d'un monde égal, d'une construction universelle, d'un empire universelle, cosmopolite, ouvert, fondant en une seule âme, tous les éléments de l'univers humain, pour construire un rêve fou. Cette ville a survécu à tout, ou presque tout, le nationalisme de Nasser l'a vidé de son universalité, qu'elle tente de recouvrer tant bien que mal. Ville des Grecs, Juifs, Coptes, Saïtes, Arabes, Italiens, Arméniens, Turcs, Anglais, Français, balcon sur la Méditerranée, porte de l'Est, ...
Une ville de littérature aussi, d'écrivains : sa bibliothèque et son Musée antiques, sa nouvelle bibliothèque ; un rêve de lettré, un monde illusoire, non pas une illusion, mais le rêve né du désir, le désir dans sa matérialité.

Aristarque, Callimaque, Euclide, Eratosthène, Ptolémée, Le Quatuor d'Alexandrie, Lawrence Durrell ; Constantin Cavafy, Voyage aux pays du coton, Erik Orsenna , Alexandrie, une histoire et un guide, E.M. Forster, Alexandrie, Daniel Rondeau, Sept Villes, Olivier Rolin, Le Sémaphore d'Alexandrie, Robert Solé, Miramar, Naguib Mahfouz, Alexandrie, 1860-1960, Robert Ilbert, Ilios Yannakakis, Jacques Hassoun, et de combien d'autres. Une ville qui fait encore rêver ne peut être mauvaise, ni morte.

Alexandrie, λεξάνδρεια, الإسكندرية, Al-Iskandariya

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