Le log book est le carnet de bord sur un bateau, journal de la traversée tenu par le capitaine du navire.
Le blog : le web-log-book, le web-log, le blog, cette boîte noire de notre vie extime, mis sur la toile du Net. Le carnet de ce voyage que nous entreprenons pour suivre les traces de notre vie, et construire du sens. Life is a journey. Le journal de bord du bateau de notre existence. Ce n'est ni un journal intime car sa lecture se fait devant tout le monde. Son écriture aussi, on écrit en quasi simultané. On ne cherche pas l'intime, le souci de soi dans un site web, qui a pour but de communiquer, de donner à voir, le principal problème étant alors d'être vu. Et ainsi l'on se retrouve sous le coup du regard de l'autre et de son jugement, l'on est parfois condamné, sans vraiment comprendre pourquoi !
Tenir un blog est un art, un art d'écrire, une façon d'être en littérature d'une façon neuve et singulière. Il peut même être un art d'aimer. Ni journal intime, promis par nature au secret de l'intimité, le blog est l'extime, par une jeu de mots, je dirais l'extimation de soi, ni autobiographie, ni récit de soi, ni auto fiction...La parole autobiographique est un art singulier, toujours difficile entre l'apologie, l'auto-glorification ou l'auto-flagellation. Le vide de la vie, de la parole qui en rend compte, de la parole qui ne sert à rien. La petite chose humble, flottante et vague que nous sommes. La variation autour de la note, de la prise de note de soi dans le flot de l'existence peut paraître bien naïve. Mais le fait que les religieux la méprisent ou la blâment me la rend sympathique. Et ainsi je me transforme en héros de ma propre lecture, et j'assume moi-même toutes les fonctions de toutes choses écrites : personnage, poète de soi, lecteur, matière, point de vue.
Certaines littératures ont une pratique profonde de cette mise en forme de soi, la littérature latine dont le domaine élégiaque abonde, chez les poètes qui ont trouvé dans leur vie la matière à la gloire, l'épopée devient intime et personnelle, grotesque ou pathétique, érotique, ou fielleuse : Horace, Catulle, Tibule, Properce, Ovide, Rutilius Namatianus, Ausone, etc, les récits de soi dans la prose de César ou de Cicéron, des lettres de Pline, des mille et un événements de la vacuité existentielle, la littérature japonaise aussi : Makura no Soshi, nikki... Récit de soi, de soi dans les méandres du narcisse et de la vacuité d'une existence de courtisan le plus souvent, rédiger une mémorandum de son existence, de son passage, des hauts faits insignifiants de sa geste personnelle. L'héroisation de soi, la transformation de l'individu bourgeois en héros d'une invraisemblable épopée existentielle. L'approche du blog est thématique ou globale, généraliste.
Le blog est un examen de conscience, ou il le serait. Voire. Je le crois narcissique, égalitaire, conformiste et doctrinaire.
Ce ne sont pas d'autres formes de textes autobiographiques. Mémoires, confessions, il sert à tout...Le blog est un genre en soi. Il est le moment, le moyen d'une affirmation, d'une signature. Incomplète, parfois fruste. Il est le compagnon extime en fait qui nous lie sans nous obliger au lien, car le lecteur n'est pas tenu d'acheter, il n'est pas obligé au compliment. Le lecteur est libre et intime, il est familier et anonyme, un pseudo, un identité virtuelle, il n'est de la sphère familière, même si l'expérience montre qu'un être sur écran peut compter parfois plus qu'un autre, que ceux qui sont autour de vous et que vous les retrouvez.
Le blog est une composante identitaire. Un moyen de l'affirmation de soi, par un subtile exhibition, douce et légère (même un blog érotique ne me semble pas pornographique, montrer ses fesses pour ceux qui y croient encore, dans cette vulgarité de la monstration). Des dérapages ont lieu, c'est vrai le blog devient autre chose, mais il ne s'agit plus de blogs, il s'agit d'autre chose. Il n'est pas un média de masse, il peut être lu par beaucoup de personnes sans atteindre l'efficacité de l'assommoir télévisuel.
Tosa nikki 土左日記(土佐日記)
Le journal littéraire de Ki no Tsurayuki (?-946), qui fut un noble de rang inférieur, mais aussi un poète représentatif de son temps. Ce journal fut composé aux environs de 935, commdu journal fut le voyage du retour de province Tosa (=préf. Kochi).
Dans ce récit, l'écrivain (Tsurayuki) se présenta comme une femme qui servit Tsurayuki.
le lien ci après vous donnera quelques clefs pour les anglophones et les nipponisants http://etext.virginia.edu/japanese/search/search.en.html
Le blog : le web-log-book, le web-log, le blog, cette boîte noire de notre vie extime, mis sur la toile du Net. Le carnet de ce voyage que nous entreprenons pour suivre les traces de notre vie, et construire du sens. Life is a journey. Le journal de bord du bateau de notre existence. Ce n'est ni un journal intime car sa lecture se fait devant tout le monde. Son écriture aussi, on écrit en quasi simultané. On ne cherche pas l'intime, le souci de soi dans un site web, qui a pour but de communiquer, de donner à voir, le principal problème étant alors d'être vu. Et ainsi l'on se retrouve sous le coup du regard de l'autre et de son jugement, l'on est parfois condamné, sans vraiment comprendre pourquoi !
Tenir un blog est un art, un art d'écrire, une façon d'être en littérature d'une façon neuve et singulière. Il peut même être un art d'aimer. Ni journal intime, promis par nature au secret de l'intimité, le blog est l'extime, par une jeu de mots, je dirais l'extimation de soi, ni autobiographie, ni récit de soi, ni auto fiction...La parole autobiographique est un art singulier, toujours difficile entre l'apologie, l'auto-glorification ou l'auto-flagellation. Le vide de la vie, de la parole qui en rend compte, de la parole qui ne sert à rien. La petite chose humble, flottante et vague que nous sommes. La variation autour de la note, de la prise de note de soi dans le flot de l'existence peut paraître bien naïve. Mais le fait que les religieux la méprisent ou la blâment me la rend sympathique. Et ainsi je me transforme en héros de ma propre lecture, et j'assume moi-même toutes les fonctions de toutes choses écrites : personnage, poète de soi, lecteur, matière, point de vue.
Certaines littératures ont une pratique profonde de cette mise en forme de soi, la littérature latine dont le domaine élégiaque abonde, chez les poètes qui ont trouvé dans leur vie la matière à la gloire, l'épopée devient intime et personnelle, grotesque ou pathétique, érotique, ou fielleuse : Horace, Catulle, Tibule, Properce, Ovide, Rutilius Namatianus, Ausone, etc, les récits de soi dans la prose de César ou de Cicéron, des lettres de Pline, des mille et un événements de la vacuité existentielle, la littérature japonaise aussi : Makura no Soshi, nikki... Récit de soi, de soi dans les méandres du narcisse et de la vacuité d'une existence de courtisan le plus souvent, rédiger une mémorandum de son existence, de son passage, des hauts faits insignifiants de sa geste personnelle. L'héroisation de soi, la transformation de l'individu bourgeois en héros d'une invraisemblable épopée existentielle. L'approche du blog est thématique ou globale, généraliste.
Le blog est un examen de conscience, ou il le serait. Voire. Je le crois narcissique, égalitaire, conformiste et doctrinaire.
Ce ne sont pas d'autres formes de textes autobiographiques. Mémoires, confessions, il sert à tout...Le blog est un genre en soi. Il est le moment, le moyen d'une affirmation, d'une signature. Incomplète, parfois fruste. Il est le compagnon extime en fait qui nous lie sans nous obliger au lien, car le lecteur n'est pas tenu d'acheter, il n'est pas obligé au compliment. Le lecteur est libre et intime, il est familier et anonyme, un pseudo, un identité virtuelle, il n'est de la sphère familière, même si l'expérience montre qu'un être sur écran peut compter parfois plus qu'un autre, que ceux qui sont autour de vous et que vous les retrouvez.
Le blog est une composante identitaire. Un moyen de l'affirmation de soi, par un subtile exhibition, douce et légère (même un blog érotique ne me semble pas pornographique, montrer ses fesses pour ceux qui y croient encore, dans cette vulgarité de la monstration). Des dérapages ont lieu, c'est vrai le blog devient autre chose, mais il ne s'agit plus de blogs, il s'agit d'autre chose. Il n'est pas un média de masse, il peut être lu par beaucoup de personnes sans atteindre l'efficacité de l'assommoir télévisuel.
Tosa nikki 土左日記(土佐日記)
Le journal littéraire de Ki no Tsurayuki (?-946), qui fut un noble de rang inférieur, mais aussi un poète représentatif de son temps. Ce journal fut composé aux environs de 935, commdu journal fut le voyage du retour de province Tosa (=préf. Kochi).
Dans ce récit, l'écrivain (Tsurayuki) se présenta comme une femme qui servit Tsurayuki.
le lien ci après vous donnera quelques clefs pour les anglophones et les nipponisants http://etext.virginia.edu/japanese/search/search.en.html
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