Le faux et le mensonge sont-ils les conditions nécessaires de la nature humaine ? Le faux en art, en littérature, en économie, le faux en amour, en communication, les illusions et les leurres du monde érotique, de l'amour lui-même. La parade du paon...
Faire un faux, les contre-façons, les imitateurs, les copieurs, les faussaires, les faux airs, ne sont-ils pas aussi la vérité de l'homme ? Et Mercure n'est-il pas le dieu des voleurs et des marchands ? Des méchants et des honnêtes ?
Somme toute cela Aristote nous l'a déjà dit : Dès l'enfance, les hommes ont, inscrites dans leur nature, à la fois une tendance à imiter (et l'homme se différencie des autres animaux parce qu'il est particulièrement enclin à imiter et qu'il a recours à l'imitation dans ses premiers apprentissages), et une tendance à éprouver du plaisir aux imitations. Poétique, 1448b.
Le faux n'est qu'un jeux d'enfant, dans tous les sens que prendre cette expression en français : le jeu des enfants, fait par les enfants et le jeu facile, l'enfantillage, le goût des enfants et des adolescents pour le conformisme, pour le groupe et l’imitation dans son éducation est fondamentale. Et il n’y échappe pas. Le copiste ne s'engage pas dans la création, il ne prend pas le risque de faire, il n'est pas le chimiste qui décompose et recompose le monde, il n'est pas le jongleur.
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