mardi 12 août 2008

Politique et stoicisme

En politique il faut lire la première page du poignard d'Epictète sur le pouvoir de la volonté et ses limites. Il y a les choses qui sont en notre pouvoir ( maistrie) et celles qui ne le sont pas. La hausse du pétrole et des denrées alimentaires n'est pas dans le pouvoir des politiques, ni les tempêtes. En revanche ils peuvent avoir la maitrise des conséquences. On ne peut accuser quiconque sinon l'engeance humaine de la disparition du pétrole, ou de la raréfaction des terres arables. Toutefois le pouvoir peut impulser des mesures qui corrigent. Les humains ne peuvent que venir après, après eux-mêmes, après leur propension à tout détruire.

Parmi les choses qui existent, certaines dépendent de nous, d’autres non. De nous, dépendent la pensée, l’impulsion, le désir, l’aversion, bref, tout ce en quoi c’est nous qui agissons ; ne dépendent pas de nous le corps, l’argent, la réputation, les charges publiques, tout ce en quoi ce n’est pas nous qui agissons.

Et il a cette troisième catégorie les adiaphoriques. Les objets indifférents. Dans cette catégorie est l'action, et les causes de l'action.

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