vendredi 15 août 2008

Retour sur gifle

Les commentateurs sur la violence faite à l'élève par le professeur, sur la fragilité de cet homme( autrement dit le professeur est un alcoolique psychopathe, tous les professeurs seraient des alcooliques psycopathes), montrent que nous vivons dans une société où les gens ne savent pas ce que sont les méthodes Freinet ( qui n'est plus qu'un souvenir, l'école Freinet tout le monde en connait désormais les limites, les échecs aussi, d'ailleurs est-elle encore ouverte dans le Sud ?) et autres lycées expérimentaux, les lectures de Dolto, Piaget, Korzsak et autres penseurs de l'enfance et de l'adolescence qui peuvent être souvent mal compris, eux-aussi. L'on parle surtout pour ne rien dire.
Personne ne sait ou ne réfléchit le contexte exact de la journée de ce professeur, de cet élève, de cette classe, de ce collège. Comment un professeur peut-il en arriver à gifler son élève ? Un professeur qui n'a semble-t-il jamais commis d'acte violent auparavant dans sa carrière ne "pète pas les plombs " comme cela juste pour un table trop lentement rangée, ou parce qu'il n'avait pas sa dose d'alcool. Les mômes peuvent être parfaitement odieux, haineux, malades dans leur psychisme, "fragiles" eux aussi. Les parents peuvent être largués, stupides, aussi cons, voire plus cons que leur progéniture. L'obscurantisme parental cela existe, l'incapacité à se remettre en question, à interroger la réalité de leur enfant, et moins encore la qualité et la nature du regard qu'ils posent sur leurs enfants. La bêtise de l'utérus cela existe...
Le juge a-t-il seulement cherché à comprendre le geste ? A réfléchir sur la portée du geste et de sa décision ?